Communiqué de presse 19 juillet 2025
25 juillet 2025
Des municipalités de la Petite-Nation dénoncent le mépris des Lomiko Metals envers la démocratie québécoise
Lac-des-Plages, 19 juillet 2025 – Du 19 au 22 juillet, les municipalités de Lac-des-Plages, St-Émile-de-Suffolk, Chénéville, Lac-Simon et Duhamel tiendront des rencontres publiques avec leurs citoyens afin d’expliquer comment se déroulera le référendum consultatif dans chacune des municipalités. Regroupées dans l’Alliance des municipalités de Petite-Nation Nord (Alliance), ces municipalités se sont engagées l’automne dernier à tenir un tel référendum pour donner l’occasion à chaque citoyen de s’exprimer et, ultimement, préciser le niveau d’acceptabilité sociale face à l’arrivée d’un projet minier et d’une industrie minière dans la région. L’Alliance rappelle l’importance de s’inscrire à la liste référendaire avant le 1er août et de, bien sûr, voter le 31 août.
Une démarche démocratique municipale sans précédent
Depuis 2024, l’Alliance a co-créé une démarche participative avec l’ensemble des parties prenantes, notamment des élus, la société civile locale, la MRC, des experts et des membres de l’équipe de Lomiko Metals. Près de 1000 citoyens y ont participé.
Le projet minier La Loutre de Lomiko est sur le territoire depuis désormais sept ans et les gens ont pu s’informer abondamment depuis toutes ces années. La localisation du projet n’a pas changé et les travaux d’exploration se déroulent au même endroit. Les citoyens ont désormais envie de s’exprimer.
Dans ce contexte, le référendum consultatif répond donc à un besoin d’expression populaire sur un projet connu.
Le respect des institutions démocratiques québécoises.
Bien que les municipalités soient des instances officielles de démocratie locale de l’État québécois, l’entreprise Lomiko Metals a pris la décision en août 2024 de ne plus participer aux rencontres organisées par les municipalités, malgré les modalités d’adaptation possibles.
En vue de préparer la campagne référendaire de cet été, l’Alliance a informé l’entreprise qu’elle pouvait s’inscrire comme représentante du camp du oui, un rôle formel prévu dans la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités. L’Alliance souhaitait aussi organiser des rencontres publiques pour que l’entreprise présente un argumentaire favorable à l’arrivée d’un projet minier dans Petite-Nation, suivi d’un argumentaire défavorable par les représentants du camp du non. L’entreprise continue de refuser de participer.
Reflétant ses valeurs, le Québec s’est doté d’outils de consultation populaire destinés notamment aux gouvernements de proximité, soit les MRC et les municipalités. Le référendum consultatif est un de ces outils. En ne participant pas à la campagne référendaire, l’Alliance retient donc que Lomiko Metals exerce une forme de boycott de manière méprisante envers la communauté locale et envers les institutions québécoises.
Lomiko Metals doit être recadrée par le gouvernement du Québec
Dans ce contexte, l’Alliance a interpellé le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation et le ministère des Ressources naturelles et des Forêts, afin qu’ils viennent en soutien à la démocratie québécoise et incitent l’entreprise à participer à la campagne référendaire. Page 2 de 2
Selon notre compréhension de la responsabilité sociale d’entreprise, Lomiko Metals devrait en premier lieu respecter les modalités démocratiques choisies par la société d’accueil. Dans un contexte de financement par l’armée américaine, cet enjeu est encore plus sensible.
Lomiko Metals semble croire que ses droits d’exploration sont supérieurs aux droits civiques.
Citations « Il est très difficile de comprendre le comportement de l’entreprise d’exploration minière Lomiko Metals. L’entreprise avait toutes les chances de collaborer avec nous pour co-créer un processus d’information, de consultation et de participation. Nous l’avons consulté à chaque fois et nous lui avons dit que nous devions être partie prenante comme instance officielle de démocratie locale. Il n’y avait pas d’autres manières pour elle de dialoguer avec le milieu très opposé au projet. Plutôt que de collaborer avec nous, elle boycotte et ne réussira jamais à construire une relation de confiance nécessaire à un tel projet. Il est très dommage que l’entreprise se mette à dos la population, pas tant pour le projet, mais pour son manque de respect envers les institutions. Si elle veut vraiment faire une mine ici, elle va devoir commencer par respecter la démocratie, les citoyens et le gouvernement de proximité. » David Pharand, co-porte-parole pour l’Alliance des municipalités de Petite-Nation Nord.
David Pharand
819-981-0308
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